La religion traditionnelle

Avec l’arrivée des Européens, et ainsi du christianisme, les autochtones d’ici ont dû élaborer de nouvelles façons d’établir leurs relations avec Dieu. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux se disent chrétiens. Cependant, certaines études « indiquent que beaucoup d’autres membres des Premières Nations intègrent certaines croyances et pratiques à leur vie spirituelle ou se tournent entièrement vers leur patrimoine afin d’exprimer leur besoin spirituel » (Guide sur la spiritualité chez les Amérindiens). En fait, on pourrait résumer la situation en énumérant ici trois façons pour les autochtones de considérer leur religion traditionnelle :

  • Une religion incompatible avec le christianisme. Adhérer à la première veut dire renoncer à la seconde, et vice-versa.
  • Une religion sur un pied d’égalité avec le christianisme. Les deux ne sont pas nécessairement incompatibles, mais le christianisme n’apparaît pas comme l’aboutissement de la première.
  • Une grande religion qui trouve son achèvement et sa perfection dans le christianisme. La religion primitive serait pour les autochtones ce que fut l’Ancien Testament pour les Juifs convertis au christianisme. Comme les chrétiens continuent de s’inspirer de l’Ancien Testament, mais en le lisant à la lumière du Nouveau Testament, adhérer au christianisme n’est pas renoncer à tout ce qu’ils ont eu de bon dans le passé, mais ce qu’ils ont eu de bon dans le passé est réinterprété à la lumière du Nouveau Testament. Adhérer au christianisme signifie également faire des ruptures avec tout ce qui, dans les mœurs et la culture, n’est pas conforme à l’Évangile.