Les Algonquins

Famille linguistique et culturelle : algonquienne
Langue d’usage : algonquin
Langues secondes : anglais ou français.
Nom des communautés: Pikogan, Timiskaming, Lac Simon, Kitcisakik, Winneway, Hunter’s Point, Kebaowek, Lac Rapide, Kitigan Zibi (situées en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue).

« Les Algonquins se désignent en tant qu’Anishinabeg, ce qui signifie « les vrais hommes ». Ils auraient vraisemblablement une parenté étroite avec les Abénaquis, dont la langue ressemble beaucoup à la leur.

Avant de s’installer définitivement dans l’Outaouais, les Algonquins ont vécu sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent pendant près d’un siècle, de 1550 à 1650. Ils sont ensuite refoulés vers les hauteurs de l’Outaouais par les nations iroquoises. Les guerres avec les Iroquois affaiblissent considérablement les Algonquins qui sont forcés de se réfugier près des forts français. Une trêve est conclue en 1701. Bien que les Algonquins s’adonnent un peu à l’agriculture, ils sont avant tout des chasseurs-cueilleurs et des pêcheurs. Grâce au commerce qu’ils pratiquent surtout avec les Hurons, les Algonquins obtiennent du mas et des filets pour la pêche en échange de peaux et de gibiers. Ils pratiquent le troc avec les Européens et se procurent ainsi des outils, des ustensiles et des vêtements.

L’acquisition d’armes à feu et de pièges de fer engendre une ère de prospérité chez les Algonquins. La chasse est plus facile et la traite des fourrures leur procure une aisance matérielle appréciable. Leur mode de vie subit d’importants changements: la toile supplante l’écorce de bouleau pour les tentes et les peaux pour les vêtements. Ce faisant, les Algonquins deviennent malgré eux tributaires du commerce avec les Européens. Au XIXe siècle, l’exploitation forestière dévaste les territoires de chasse des Algonquins le long des rivières des Outaouais et de la Gatineau. Ils se replient vers le nord. Le déclin de la traite des fourrures et leur dépendance envers les colons en incitent plusieurs à se sédentariser.

Aujourd’hui, environ 4 500 des 7 747 Algonquins résident en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue dans neuf collectivités. Kitigan Zibi Anishinabeg en est la plus populeuse. On y retrouve des services dans le domaine de l’éducation, de la santé et des services sociaux, ainsi que plusieurs petites entreprises œuvrant en particulier dans les domaines de la construction, de la foresterie et du transport.

Deux Algonquins ont fait leur marque dans la Ligue nationale de hockey: John Chabot et Gino Odjick. »

 

Source : Les Nations autochtones du Québec
Pour en savoir davantage sur cette nation : www.anishinabenation.ca