Les missions du diocèse d’Amos

Évêque responsable des missions du Nord :
Mgr Gilles Lemay, évêque du diocèse d’Amos

MISSIONS AMÉRINDIENNES

Chisasibi (Mission Saint-Joseph)

La mission Saint-Joseph, située à Chisasibi, a été fondée en 1927. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Maurice Provencher, o.m.i.

Chisasibi est une jeune communauté située sur la côte est de la baie James au Nord du Québec et sur la rive sud de la rivière La Grande. La population comprend environ 3800 Cris, 150 Inuits et 300 non-autochtones. On y trouve 7 hôpitaux. La communauté est accessible par route et par avion

www.chisasibi.org

Kangirsujuaq (Mission Sainte-Anne)

La mission Sainte-Anne, située à Kangirsujuaq, a été fondée en 1936. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Jules Dion, o.m.i.

La communauté de Kangirsujuaq est située dans le Nunavik, à 10 km de la rive du détroit d’Hudson, sur la rive sud-est du la baie Wakeham. La population y est de 605 habitants. Kangirsujuaq signifie « la vaste baie ».

Près du port Douglas, on peut observer un double fjord dont les murs de roc sont très escarpés. Et à 15 km au sud-est du village, on trouve les sites archéologiques de Qarjartalik et de l’île Qikirtaaluk. On y a découvert des masques sculptés et ornés de pétroglyphes datant de la fin de la période Dorset, c’est-à-dire d’environ 1200 ans. On y a aussi observés les restes de maisons semi-souterraines construites par des Inuits de la période des Thulés, il y a 800 ans.

 Lire le témoignage de Jules Dion (en format pdf)

Pour en savoir davantage : Raymonde HACHÉ, Jules Dion Cinquante ans au-dessous de zéro (biographie), Québec, Anne Sigier, 2005.

www.nunavik-tourism.com

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Kuujjuaq (Mission Notre-Dame-de-Fatima)

La mission Notre-Dame-de-Fatima, située à Kuujjuaq, a été fondée en 1948. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Jules Dion, o.m.i., et un couple, Robert Larouche, diacre, et Judith Elliot, coordonnateurs de la communauté.

Kuujjuaq est la plus importante communauté du Nunavik. Son nom signifie « grande rivière ». Elle se trouve sur la rive ouest de la rivière Koksoak, à environ 50 km en amont de la baie d’Ungava. La population, composée essentiellement d’Inuits, dépasse 1000 habitants. Les environs de Kuujjuaq sont parsemés d’îlots de forêt boréale. En effet, des épinettes noires et des mélèzes poussent dans les vallées marécageuses.

Kuujjuaq a été connue auparavant sous un autre nom: Fort Chimo, qui est en fait une mauvaise prononciation de l’expression inuktitut saimuk, que les Inuits prononçaient pour souhaiter la bienvenue aux commerçants de fourrures, une expression qui veut dire en français: « Serrons-nous la main. » Kuujjuaq est située sur le chemin de migration annuel de troupeaux de caribous de la rivière George, qui a lieu en août et en septembre. Elle offre aussi des occasions de pêche au saumon de l’Atlantique et à l’omble chevalier.

 Lire le texte de Raymonde Haché présentant le village de Kuujjuaq (en format pdf)

Pour en savoir davantage : Raymonde HACHÉ, Jules Dion Cinquante ans au-dessous de zéro (biographie), Québec, Anne Sigier, 2005.

www.nunavik-tourism.com

Kuujjuarapik (Mission Saint-André)

La mission Saint-André, située à Kuujjuarapik, a été fondée en 1955. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Joseph Baril, o.m.i., et un diacre permanent de Montréal qui vient 3 fois par année.

Kuujjuarapik est le village du Nunavik situé le plus au sud. Son nom signifie « la petite grande rivière ». « C’est un village tout à fait unique, car il est habité par deux communautés, celle des Inuits et celle des Cris, dont les populations de plus de 500 âmes chacune cohabitent côte à côte. » (site Internet)

« Blotti dans des dunes de sable blond, Kuujjuarapik se trouve à l’embouchure de la Grande rivière de la Baleine. Au-delà du village, le terrain est plutôt plat; un tapis de mousse et de roches se déroule à perte de vue. Le haut des dunes offre une très belle vue de la baie d’Hudson et des îles Manitounuk qui sont situées juste un peu plus au nord, le long de la côte. Ces îles, d’une beauté saisissante, font partie des cuestas hudsoniennes qui se dressent le long de la côte est de la baie d’Hudson. Elles sont caractérisées par des plages rocheuses vers le large et par des falaises vertigineuses du côté faisant face au continent. Les îles Manitounuk constituent un refuge idéal pour les oiseaux, les phoques, les baleines et les bélugas. Environ 12 km en amont du village, il y a de charmantes chutes, les chutes Amitapanuch. » (site Internet)

 Lire le texte de Raymonde Haché sur les cadeaux qui tombent du ciel (en format pdf)

 Lire le texte présentant l’expérience de Raymonde Haché (en format pdf)

www.nunavik-tourism.com

Lac Simon (Mission Saint-Georges)

La mission Saint-Georges est située à Lac Simon. Actuellement, la personne responsable de la mission est Sr Renelle Lasalle, ss.cc.j.m. La Mission fait partie de la zone de Val d’Or dont le curé est Léandre Lapointe et le vicaire Pierre-Gordiny Verrier. Ce dernier dessert la Mission aux quinze jours.

La communauté est située sur la rive ouest du Lac Simon, à 32 kilomètres au sud de Val-d’Or, en Abitibi. On y trouve deux écoles: l’école primaire Amikobi et l’école secondaire Amik-Wiche. La population de Lac Simon comprend 1758 habitants et est composée d’Algonquins. Ceux-ci s’appellent aussi les « Anishnabek » qui signifie « les vrais hommes ». Ils parlent le français, suivi de l’anglais et de l’algonquin.

La population y est très jeune, puisque l’âge médian se situe en bas de la vingtaine. Selon l’étude démographique réalisée en 2006, la population devrait dépasser 3000 habitants en 2030. Cette communauté mise sur l’action communautaire pour assurer sont développement socioéconomique et communautaire. La mission de leur conseil est de défendre les droits et les intérêts de ses membres, d’assurer le développement socioéconomique et culturel de sa communauté, en valorisant les forces de chacun et en renforçant l’appartenance et l’identité anishnabe, et de favoriser et de prôner le partenariat, afin de stimuler le savoir-être et le savoir-faire de ses membres.

Le manque de logements et d’emplois sont les principaux facteurs qui contribuent à la détérioration du climat social. Le nombre moyen de résidants par logement est de 5,1 personnes alors que ce taux est de 2,2 personnes par logement pour la population québécoise, autochtones et non-autochones confondus. En raisons de la croissance rapide de la population, les principaux défis de la communauté sont l’agrandissement du territoire, l’habitation, la création d’emplois, le développement des infrastructures, l’éducation, les loisirs, les services aux personnes aînées et le développement des services publics (épicerie, garage municipal, hygiène du milieu) et la protection de la langue et de la culture.

 Lire le texte de la chef Salomée McKenzie présentant Lac Simon et Pikogan (en format pdf)

wikipedia.org/wiki/Lac-Simon

Pikogan (Mission Sainte-Catherine)

La mission Sainte-Catherine est située à Pikogan. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Michel Rodrigue, p.s.s.

« Pikogan est une communauté algonquine, fondée en 1954 et établie à 3 km au nord d’Amos, en Abitibi-Témiscamingue. Le véritable nom des membres de la communauté de Pikogan est « Abitibi8innik », en référence au Lac Abitibi. Cet endroit a une importance majeure pour les membres de cette nation, car ils l’ont fréquenté pendant près de 6000 ans. » (Site Internet)

La population y est de 900 habitants, dont 300 vivent à l’extérieur. Plus de 40% des membres de la nation abitibiwinni sont âgés de 18 ans et moins. La principale langue parlée est le français suivi de l’anglais et de l’algonquin. Cette langue traditionnelle est encore parlée par les aînés et quelques membres de la communauté.

Le conseil s’est donné comme mission d’être à l’écoute des membres d’Abtibiwinni afin de préparer une relève compétente et motivée pour diriger la destinée de la nation, de mettre en valeur ses droits, sa langue et son histoire et de fournir à ses membres un milieu de vie sain et prospère. Les Anishnabes sont reconnus comme étant un peuple accueillant.

 Lire le texte de la chef Salomée McKenzie présentant Lac Simon et Pikogan (en format pdf)

www.pikogan.com

Puvirnituk (Mission Marie-Reine-des-Coeurs)

La mission Marie-Reine-des-Cœurs, située à Puvirnituk, a été fondée en 1948. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Joseph Baril, o.m.i.

Puvirnituk, dont le nom signifie « ça sent la viande pourrie » ou encore « putréfaction », est un village nordique du Nunavik situé sur la côte est de la baie d’Hudson, à l’ouest de la péninsule d’Ungava, dans le Nord-du-Québec. Il est si à environ 4 km de la baie de Pivurnituk, sur la rive nord de la rivière du même nom. On y dénombre 1692 habitants, essentiellement des Inuits. L’aéroport de Puvirnituk, situé à 2 km au nord du village, est une plateforme de correspondance aéroportuaire pour la côte ouest de la baie d’Hudson. Il assure la liaison avec Montréal et Ottawa.

L’occupation humaine des lieux remonterait à environ 600 à 800 ans d’après des recherches archéologiques. Au sud de la rivière, Révillon Frères ouvre un poste de traite en 1910 suivie quelques années plus tard de la Compagnie de la Baie d’Hudson. En 1952, celle-ci emménage sur la rive nord ; ce qui a attiré les Inuits à cet endroit. La fermeture de magasins dans d’autres villages mène à un afflux d’Inuits à Puvirnituk.

Une mission catholique est fondée en 1948. Deux ans plus tard, le père oblat André Steinman stimule les résidants à former une association de sculpteurs – qui deviendra une coopérative – pour assister, développer et mettre en marché l’art inuit. Le sculpteur inuit Davidialuk Alasua Amittu y a vécu de 1910 à 1976. Un film de l’ONF a été tourné à Puvirnituk, Mon village au Nunavik, un documentaire de Bobby Kenuajuak sorti en 1999.

wikipedia.org/wiki/Puvirnituq

Waskaganish (Mission Notre-Dame-de-la-Garde)

La mission Notre-Dame-de-la-Garde, située à Waskaganish, a été fondée en 1943. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Maurice Provencher, o.m.i.

Waskaganish est un village cri de 2000 habitants situé à l’embouchure de la rivière Rupert sur la rive sud-est de la baie James, dans le Nord-du-Québec. Anciennement appelée Fort Rupert, ce lieu compta jadis parmi les trois premiers postes établis par la compagnie de la Baie d’Hudson.

Waskaganish est reconnu pour la beauté de son vaste territoire: le tourisme y trouve une grande place. On y pratique la pêche à l’oie au printemps et la pêche à l’orignal à l’automne.

www.waskaganish.ca