Les missions du diocèse de Baie-Comeau

Évêque responsable des missions du Nord :
Mgr Jean-Pierre Blais, évêque du diocèse de Baie-Comeau

MISSIONS AMÉRINDIENNES

Pessamit (Mission Notre-Dame)

La mission Notre-Dame, située à Pessamit (aussi appelée Betsiamites), a été fondée en 1977. Actuellement, la personne responsable de la mission est M. Lorenzo Therrien, prêtre.

Sise en bordure du fleuve Saint-Laurent, à l’embouchure de la rivière Bersimis (Betsiamites), Pessamit se trouve à 46 km au sud-ouest de Baie-Comeau. Pessamit, qui signifie « lieu où il y a des lamproies », est une grande réserve indienne peuplée par des Innus (également appelés Montagnais).

Berceau de plusieurs groupes populaires, elle est une communauté active sur le plan culturel, surtout en ce qui concerne la langue, l’innu-aimun, qui est parlée par une grande majorité de sa population. On y dénombre 2 420 habitants, en majorité des Innus.

www.pessamit.ca

Chevery (Communauté chrétienne)

La communauté chrétienne de Chevery, située à Chevery même, a été fondée en 1972. Actuellement, il n’y a pas de personne responsable officielle.

Chevery, un des plus récents villages de la Côte, est blotti dans une baie de sable près de l’embouchure de l’assourdissante rivière Netagamiou. Un premier poste français de traite et de pêche s’est ouvert ici vers 1730. Il est abandonné dans les années 1770 et rien ne s’y passe plus avant 1931. Cette année-là, on établit une ferme expérimentale sur la rive est de la rivière Cross à proximité immédiate. Aujourd’hui, la population y est de 300 habitants.

Chevery est accessible par bateau à partir de Harrington Harbour et de nombreux amateurs y vont pêcher la truite sur les rivières Nétagamiou et la Croix, près du village. En saison, on y chasse aussi l’orignal. La rivière Nétagamiou est aussi connue pour ses chutes dont l’emplacement se trouve à un demi-kilomètre de Chevery.

www.tourismebassecotenord.com/chevery

La Romaine (Mission Marie-Reine-des-Indiens)

La mission Marie-Reine-des-Indiens, située à La Romaine, a été fondée en 1956. Actuellement, les personnes responsables de la mission sont sœur Armande Dumas, c.n.d., et sœur Yvette Johnson, c.n.d., soutenues par l’équipe missionnaire en milieux innus.

La Romaine, située près de l’embouchure de la rivière Olomane, comprend une petite population de langue française et une grande réserve d’Innus qu’on appelle Unamen Shipu. L’appellation La Romaine dérive du vocable innu olomane ou oromane, signifiant « ocre rouge », ce qui fait allusion à la couleur rougeâtre des eaux de ruissellement du printemps. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

La Romaine est située à environ 400 kilomètres à l’est de Sept-Îles, où se côtoient un millier d’Innus (Montagnais), une centaine de non-autochtones et quelques familles d’amérindiens malécites. À La Romaine, comme partout en Basse-Côte-Nord, la motoneige est le moyen de transport par excellence pour se déplacer en saison hivernale, car il n’y a pas de routes. Seuls l’avion, ou le bateau en été, permettent de s’y rendre, à partir de Natashquan ou du Labrador. Contrairement aux Innus, la population blanche est en décroissance. (Wikipédia)

www.tourismebassecotenord.com/laromaine
wikipedia.org/wiki/La_Romaine

La Tabatière (Mission Saint-Joseph)

La mission Saint-Joseph, située à La Tabatière, a été fondée en 1946. Actuellement, la personne responsable de la mission est sœur Cecily McKinnon.

La Tabatière est un village de pêcheurs situé dans la municipalité de Gros-Mécatina dans la Basse-Côte-Nord. S’étendant sur plusieurs kilomètres le long de la côte, la communauté moderne de La Tabatière est composée de trois hameaux : Vieux-Poste, Baie-Rouge et La Tabatière. Le hameau de La Tabatière était connu comme la meilleure station de pêche de loup marin de la Basse-Côte-Nord depuis le XVIIIe siècle.

L’appellation « Tabatière » vient du mot amérindien tabaquen, qui signifie « sorcier ». Les Innus qui commerçaient avec les colons de La Tabatière consultaient habituellement un sorcier-voyant avant de partir pour une expédition de chasse. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

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Lourdes-de-Blanc-Sablon (Mission Notre-Dame-de-Lourdes)

La mission Notre-Dame-de-Lourdes, située à Lourdes-de-Blanc-Sablon, a été fondée en 1946. Actuellement, la personne responsable de la mission est sœur Angéla Bérubé, r.s.r.

Lourdes-de-Blanc-Sablon (autrefois appelée Longue Pointe) est un petit havre de pêcheur situé à seulement quelques kilomètres de la frontière du Québec et du Labrador, c’est-à-dire à 800 km à l’est de Sept-Îles. Le village fait face au détroit de Belle-Isle et on peut facilement y voir l’île de Terre-Neuve. La population est de 750 habitants. Lourdes-de-Blanc-Sablon fait partie de la municipalité de Blanc-Sablon.

Les premiers peuples ont vécu sur cette étendue de terre il y a des milliers d’années. Au cours du XVIe siècle, des flottes basques et françaises pêchent et chassent la baleine au large de la pointe. Dans les années 1760, des pêcheurs de Terre-Neuve et des îles anglo-normandes viennent à Longue Pointe tous les étés.

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Blanc-Sablon (St. Theresa Parish)

La paroisse anglaise St. Theresa, située à Blanc-Sablon, a été fondée en 1948. Actuellement, la personne responsable de la mission est sœur Angéla Bérubé, r.s.r.

Blanc-Sablon est la municipalité la plus à l’est du Québec, à la frontière de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle est située à environ 800 km à l’est de Sept-Îles. Elle est composée de trois villages : Baie de Brador, Lourdes-de-Blanc-Sablon et Blanc-Sablon.

Blanc-Sablon a la particularité de ne pas être reliée par chemin carrossable au reste du Québec. Pour s’y rendre à partir du Québec, il faut prendre la route 138 jusqu’à Pointe-Parent, tout juste à l’est de Natashquan. De là, quiconque ne désirant pas prendre d’avion doit embarquer sur un navire pour une nuit et deux jours, passant par les communautés isolées de Kégaska, La Romaine, Harrington Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière (Gros-Mécatina) et Saint-Augustin. (Wikipédia)

Blanc-Sablon, une communauté dynamique, fait le guet à la porte orientale de la Côte. Des traversiers en provenance de Québec et de Terre-Neuve avec passagers et cargaison à bord accostent au quai de Blanc-Sablon, à côté des cordiers et des chalutiers. La Basse-Côte-Nord du Québec partage sa frontière avec le Labrador, à l’est de Blanc-Sablon. La population y est de 325 habitants.

L’embouchure de la rivière de Blanc-Sablon abrite une extraordinaire concentration de sites archéologiques, datant de la première apparition de l’homme en Basse-Côte-Nord, il y a de cela quelque 9000 ans, et jusqu’au XVIe siècle. Ces découvertes représentent les sites archéologiques des tout premiers contacts des peuples autochtones du Canada tout entier avec les Européens. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

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Middle Bay (Mission Sacred Heart)

La mission Sacred Heart, située à Middle Bay, a été fondée en 1947. Actuellement, la personne responsable de la mission est sœur Angéla Bérubé, r.s.r.

Middle Bay constitue l’un des trois villages qui composent la municipalité de Bonne-Espérance sur la Basse-Côte-Nord. Il s’agit d’une petite localité très pittoresque, située le long de la route 138, à l’ouest de Blanc-Sablon. Aujourd’hui, Middle Bay regroupe moins de 200 résidants. De belles collines entourent Middle Bay, et une jolie plage à l’eau cristalline invite les visiteurs à la réflexion et à la cueillette des pétoncles.

On a trouvé sur les terres de Middle Bay des traces de la présence de pêcheurs venus du pays basque dans les années 1500. On considère que pas moins de vingt à trente équipages basques s’y trouvaient parfois en même temps. Ces marins chassaient des baleines et produisaient de l’huile à partir de ces mammifères dans le détroit de Belle-Isle. Dans les récits des explorateurs d’autrefois, ces lieux sont cités à plusieurs reprises comme Grandbaya (Grande Baie). (Site Grand Québec)

Les archéologues ont exhumé des défenses et des artefacts en pierre, vestiges attestant que les Inuits ont ici chassé le morse, ainsi que des tuiles rouges indiquant que Five Leagues, aussi, a été une station baleinière basque. Au milieu du XIXe siècle, des pionniers ont dirigé un commerce de pêche à cet endroit. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

grandquebec.com/cote-nord/middle-bay
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Pakua Shipi (Saint-Augustin) (Mission Notre-Dame de la Merci)

La mission Notre-Dame-de-la-Merci, située à Pakua Ship (près du village de Saint-Augustin), a été fondée en 1946. Actuellement, la personne responsable de la mission est M. Gilles Monger, diacre, et un groupe de paroissiens assure la gestion de la paroisse.

Pakua Shipi est une communauté innue située en face du village de Saint-Augustin sur la rive ouest de la rivière Saint-Augustin. Elle se trouve au nord-est de Natashquan et à 550 km au nord-est de Sept-Îles. Le nom Pakua Shipi dérive d’un terme innu signifiant « rivière de sable », une description appropriée des bancs de sable qui surgissent inopinément à marée basse à l’embouchure de la rivière. Jusqu’à récemment, les Innus nomades se déplaçaient traditionnellement le long de la rivière Saint-Augustin vers l’intérieur des terres pour pêcher, chasser ou piéger le saumon, la truite et les animaux à fourrure qui y foisonnent.

Les gens parlent encore innu entre eux. La majorité parle aussi français et quelques-uns des plus vieux résidants parlent anglais. La langue maternelle et langue d’usage à la maison est l’innu-aimun (montagnais) dans une proportion de près de 95 %, tandis que le français est connu par environ 38 % des gens. La population de Pakua Shipi est de 300 habitants environ. (Sites tourisme Basse-Côte-Nord et Wikipédia)

www.tourismebassecotenord.com/pakuashipi
fr.wikipedia.org/wiki/Pakuashipi

Saint-Augustin (Mission Saint-Augustin)

La mission Saint-Augustin, située à Saint-Augustin (Côte-Nord), a été fondée en 1946. Actuellement, la personne responsable de la mission est sœur Reine Driscoll, r.s.r.

Saint-Augustin, l’un des plus grands villages de la Basse-Côte-Nord, est situé sur la rive est de la rivière Saint-Augustin, juste en face de Pakua Shipi, une communauté innue. Bien caché à l’intérieur des terres, à plusieurs kilomètres des îles truffées de passages, Saint-Augustin est à 60 km des autres villages, hormis celui de Pakua Shipi. Étalé sur les collines ondulantes, le village est particulièrement frappant avec les superbes berges sablonneuses de la rivière Saint-Augustin au premier plan. La population y est de 791 habitants. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

 Lire le texte de Reine Driscoll (en format pdf)

www.tourismebassecotenord.com/augustine

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St. Paul’s River (Mission St. Peter’s)

La mission St. Peter’s, située à St. Paul’s River, a été fondée en 1947. Actuellement, la personne responsable de la mission est sœur Catherine Arseneault, CSM.

Rivière Saint-Paul ou Saint-Paul’s River, est un village historique qui fait partie aujourd’hui de la localité de Bonne-Espérance. Ce village regroupe environ 450 habitants, et c’est le plus grand des trois villages de Bonne-Espérance. Le village de Rivière Saint-Paul est situé à l’embouchure de la rivière du même nom, longue de 550 km. Le nom du village honore M. Amador Godefroy, Sieur de Saint-Paul. Il a été le premier Français à obtenir des droits de pêche, de chasse et de traite des fourrures dans la Basse-Côte-Nord.

On a trouvé de nombreuses traces de la présence autochtone dans ces lieux, ainsi que des traces d’échanges commerciaux entre les Inuits, les Montagnais et les Français. De nos jours, Rivière Saint-Paul est un poste renommé pour la pêche au saumon. (Site Grand Québec)

grandquebec.com/cote-nord/saint-paul-river

Matimekosh (Paroisse Notre-Dame-des-Indiens)

La paroisse Notre-Dame-des-Indiens, située à Matimekosh, a été fondée en 1955. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Gérard Boudreault, o.m.i., soutenu par l’équipe missionnaire en milieux innus.

Matimekosh, qui signifie « petite truite » est une réserve amérindienne innue située à proximité de Shefferville, municipalité située à 510 km au nord de Sept-Îles, à la frontière du Québec et du Labrador. Elle est sise près du lac Pearce et fait une superficie de 68 hectares. La population y est de 528 habitants. Il est à noter que la communauté innue se divise en deux: Matimekosh et Lac John. La population des deux endroits s’élève à 700 autochtones et 100 allochtones. L’école se dresse au centre de la communauté et à 0,75 km de la résidence des enseignants.

Bien que le nomadisme n’existe plus comme tel, plusieurs familles se rendent de temps à autre sur leurs territoires de chasse afin d’y pratiquer leur mode de vie traditionnelle. Cela se produit de façon plus marquée durant la migration des caribous à la fin de septembre et au retour des outardes le printemps, soit au début du mois de mai. Le calendrier scolaire est d’ailleurs adapté à cette situation, ce qui permet de rendre la chose possible sans pour autant favoriser l’absentéisme. La langue innue, l’innu-aimun, est encore très présente et vigoureuse dans cette communauté. Des efforts considérables sont déployés par les parents, l’école et les organismes concernés afin qu’il en soit ainsi.

www.icem.ca/icem/default.asp?titre=67

Tête-à-la-Baleine (Mission Sainte-Anne)

La mission Sainte-Anne, située à Tête-à-la-Baleine, a été fondée en 1948. Actuellement, la personnes responsable de la mission est M. Gilles Monger, diacre.

Tête-à-la-Baleine est l’une des trois communautés francophones de la Basse-Côte-Nord. Connue sous l’appellation de Whale Head par ses rares résidants anglophones, Tête-à-la-Baleine tire son nom d’un rocher proéminent semblable à une tête de baleine sur l’une des îles de l’archipel Toutes-Îles voisin.

Au cours du XIXe siècle, les familles vivent toute l’année sur les îles. En 1895, elles construisent une chapelle sur l’île du centre, l’île Providence. Graduellement, les insulaires commencent à passer l’hiver sur le continent afin de se rapprocher du bois et du gibier. Encore aujourd’hui, plusieurs résidants continuent de passer leurs étés dans les îles. La communauté maintient la production traditionnelle d’objets en peau de loup marin.

Anglophones, francophones et Innus s’y côtoient. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

www.tourismebassecotenord.com/talb

Maliotenam (Mission Kateri Tekakwitha)

La mission Kateri Tekakwhita, située à Maliotenam, a été fondée en 1949. Actuellement, la personne qui est responsable de la mission est le père Gérard Boudreault, o.m.i., soutenu par l’équipe missionnaire en milieux innus.

Maliotenam, ou Mani-Utenam en innu-aimun, qui signifie « ville de Marie » est une réserve autochtone innue située dans la MRC des Sept-Rivières, à 16 km à l’est de Sept-Îles. Elle a le même conseil de bande que la réserve indienne d’Uashat. Bien que 16 km séparent les deux communautés, elles sont regroupées sous un même Conseil formant ainsi une seule bande.

Longtemps avant l’instauration des réserves, la majorité des Innus de la région occupaient le territoire d’Uashat et quelques familles s’établirent à l’ancien Village de Moisie, près de la rivière Moisie. À la suite de la création de Mani-Utenam en 1949, le gouvernement fédéral prévoyait que tous les Innus d’Uashat déménageraient dans cette nouvelle réserve, ce qui ne fut pas le cas. Certains décidèrent de s’y installer alors que d’autres luttèrent afin de demeurer sur les terres qui leur ont été reconnues en 1906. Ce n’est que beaucoup plus tard, soit en 1966, qu’Uashat a été intégré dans le plan d’aménagement de la Ville de Sept-Îles.

Chaque été, le Festival innu Nikamu a lieu le premier jeudi du mois d’août. Le très populaire duo Kashtin vient de Mani-Utenam. La population y est de 1136 habitants.

La pêche au saumon, la chasse à l’outarde, au caribou, la trappe d’animaux à fourrure et le piégeage pour le castor sont des activités traditionnelles qui se pratiquent encore à l’intérieur des terres. Pour beaucoup d’Innus encore, visiter le territoire quelques fois par année est vital. Malgré certaines contraintes qu’impose le mode de vie contemporain, les pratiques traditionnelles demeurent des activités importantes pour la préservation de la culture.

www.nametauinnu.ca/fr/culture/nation
www.itum.qc.ca/page.php?rubrique=c_historiquecommunautaire