Les missions du diocèse de Rouyn-Noranda

Évêque responsable des missions du Nord :
Mgr Dorylas Moreau, évêque du diocèse de Rouyn-Noranda

MISSIONS AMÉRINDIENNES

Lac Victoria (Mission Sainte-Clothilde)

La mission Sainte-Clothilde, (Kitcisakik) est située au Grand Lac Victoria dans réserve faunique de Lavérendrye. Actuellement Mme Monique A. Papatie, algonquine est responsable de la Mission aidée de Sr Renelle Lasalle, ss.cc.j.m. La presqu’île au Grand lac Victoria où sont construits l’église et le presbytère n’est habitée que de mai à septembre. À noter que l’église, construite en 1836 est le plus vieil édifice de l’Abitibi.

La communauté de Kitcisakik vit près du Lac Dozois; elle dirigée par un conseil composé d’une Chef et de trois conseillers élus selon la coutume locale. Les gens de Kitcisakik sont considérés comme des « squatters » sur leur propre territoire et n’ont pas de statut de réserve au sens de la loi sur les indiens même s’ils habitent ce territoire depuis 8000 ans.

Il n’existe pas d’installation permanente pour l’eau courante et l’électricité. Les 70 maisons du village sont donc chauffées au bois et éclairées par des génératrices. À chaque matin, les gens doivent aller chercher leur eau au Bloc sanitaire pour la journée. Dans cet édifice se retrouvent 4 toilettes et 8 douches pour les 430 habitants du village. Deux sécheuses et deux laveuses sont aussi disponibles pour toute la communauté. L’école primaire Mikizicec a vu le jour en 2010. Les adolescents pensionnent dans des familles d’accueil à Val d’Or pour continuer leurs études secondaires. Val d’Or située à 90 km est le lieu pour s’approvisionner. Un Centre de santé, un CPE, un « Centre Savoir-faire -Savoir être » (éducation des adultes), une salle multifonctions, un dépanneur avec station-service ainsi que l’édifice du Conseil de bande complètent les services offerts à population.

Historique : En 1785, les missionnaires sulpiciens se sont implantés sur le territoire des anicinabek avec le commerce des fourrures, suivis par les Oblats en 1844. Ceux-ci sont venus évangéliser les populations autochtones et assurer le culte aux employés des compagnies de fourrure et plus tard de l’industrie du bois, développée par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Un résident actuel du village raconte d’ailleurs que les missionnaires avaient tenté en vain de s’installer sur la presqu’île du Grand Lac Victoria pour y établir une mission. Une prophétie annonçait au chef spirituel de l’époque l’arrivée des missionnaires, à qui il accorderait un droit de passage uniquement si le prêtre pouvait planter sa croix dans une pierre sur la rive. On raconte que celui-ci aurait un jour accompli l’épreuve; c’est ainsi que les missionnaires ont mis sur pied une mission catholique à partir de 1836, lors de l’arrivée du premier missionnaire, le sulpicien Louis-Charles Lefebvre de Bellefeuille (1795-1938).

www.anishinabenation.ca/fr/comm_lacsimon
wikipedia.org/wiki/Lac-Simon
L’église de la Mission Sainte-Clotilde-du-Grand-Lac

Notre-Dame-du-Nord (Mission Saint-Joseph)

La mission Saint-Joseph, située à Notre-Dame-du-Nord, a été fondée en 1920. Actuellement, la personne responsable de la mission est M. Rémi Cadieux, o.m.i.

En 1849, une réserve amérindienne de souche algonquine s’établit au nord de Notre-Dame-du-Nord. Les habitants sont la première nation de Timiskaming.

La réserve de Timiskaming est adjacente à la municipalité de Notre-Dame-du-Nord. La superficie du territoire est de 2 428,08 hectares. La communauté compte environ 155 maisons. La communauté de Timiskaming a une population d’environ 520 habitants demeurant sur la réserve et 944 autres habitant hors réserve.

Timiskaming est l’une des neuf communautés algonquines au Québec. Ce mot algonquin qui signifie « eau très profonde » est utilisé également, dans une signification légèrement différente, pour désigner toute la région du Témiscamingue. Lorsque la Réserve a été constituée en 1851, elle avait une superficie de plus de 15 000 hectares. Des lots ont été cédés par la suite à des compagnies et à des particuliers.

Les langues d’usage de la communauté sont l’algonquin, l’anglais et le français.

www.municipalite.notre-dame-du-nord.qc.ca

Winneway (Mission Sainte-Anne)

La mission Sainte-Anne, située à Winneway, a été fondée en 1884. Actuellement, la personne responsable de la mission est M. Rémi Cadieux, o.m.i.

Winneway est un établissement algonquin de la MRC de Témiscamingue en Abitibi-Témiscamingue. Winneway est enclavé dans la municipalité de Laforce. Le village est situé à 114 km à l’est de Ville-Marie, sur la rive sud de la rivière Winneway. On y dénombre 624 habitants et on y parle l’algonquin, l’anglais et le français.

« C’est d’abord sur la rive nord du lac des Quinze, dans le canton de Villars, au Témiscamingue, que les Algonquins fréquentant tout le secteur sont invités à participer aux activités du culte dans une mission établie par les Oblats en 1884. Celle-ci porte alors le nom de Longue-Pointe. Elle avoisine le poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, identifié lui-même par le nom de Long Point qui restera d’ailleurs attaché au nom de la bande. Des missionnaires célèbres, les pères Nédélec et Évain, la visiteront durant leur apostolat. En 1937-1938, on construit sur la rivière Winneway, non loin de l’endroit où elle se jette dans le lac Simard, un barrage hydroélectrique pour alimenter la nouvelle ville minière de Belleterre. Sans doute quelques Algonquins s’y établissent-ils alors. En 1950, on relie le village minier de Belleterre à Laforce puis à Winneway et c’est à ce moment, à l’instigation du père Édouard Beaudet, que la mission y est déplacée et prend le nom de Winneway. Pour certains, ce toponyme signifie « eaux vives, eaux rapides ». D’autres en tirent la provenance de winnewash et le traduisent par « baie sale » ou « baie aux eaux troubles ». » (Commission de toponymie du Québec)

wikipedia.org/wiki/Winneway
www.indianamarketing.com/nations