Décès de Joyce Echaquan : que les mots qui blessent soient remplacés par des mots qui apaisent

Joyce Echaquan, par Maïlys Flamand
Joyce Echaquan, par Maïlys Flamand

L’équipe de Mission chez nous est secouée par les circonstances entourant le décès de madame Joyce Echaquan, le 28 septembre dernier, au Centre hospitalier de Lanaudière, à Joliette. Aussi tient-elle à ajouter sa voix aux nombreuses réactions déjà émises. Cette prise de parole est portée par le vif désir d’exprimer sa solidarité.  

Tout d’abord, il y a les mots entendus dans cette vidéo captée par madame Echaquan elle-même dans un moment de détresse, de souffrance. Des mots durs. Violents. Teintés de mépris. Des mots prononcés dans le cadre d’une relation d’aide alors que madame Echaquan avait justement besoin d’aide, de soutien, de soins. À ces mots déshumanisants, nous voulons, à Mission chez nous, opposer des mots d’accueil, des mots apaisants, les mots du coeur. Nous voulons partager la peine de la famille de Joyce Echaquan, particulièrement celle de son mari et de leurs sept enfants. Nous avons une pensée pour la nation atikamekw, particulièrement pour la communauté de Manawan; une pensée pareillement pour les personnes fréquentant la mission Saint-Jean-de-Brébeuf. Nous comprenons également que des personnes de bonne volonté oeuvrant à l’hôpital de Joliette sont aussi affectées par ces événements troublants et nous leur souhaitons bon courage. Nous désirons que la lumière soit faite sur ce drame pour que puissent suivre l’apaisement, la rencontre et le dialogue entre personnes autochtones et allochtones. 

Dans un texte ouvrant le tout nouveau plan d’action de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, y allait de ces mots : « Nous méritons toutes et tous mieux que ça, mieux qu’une société dans laquelle la population québécoise et celle des Premières Nations se connaissent mal, entretiennent souvent des préjugés sinon de la méfiance les uns envers les autres. Après quatre cents ans de cohabitation, pourquoi en sommes-nous encore là? Pouvons-nous faire mieux? »

La réponse est oui. Au travail. Devenons des alliés.

Image : Maïlys Flamand

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