L’été des indiens

Source : Météomédia

Qu’est-ce que l’été des indiens?

Cette expression, qui remonte au XVIIIe siècle, désigne particulièrement une période de redoux ou de beau temps qui a lieu pendant l’automne après les premières gelées. Ce phénomène météorologique aléatoire – il n’arrive pas toutes les années – est dû à la position des creux et des crêtes de pression en altitude. Au moment de cet intervalle de doux temps, un flux d’air provenant du sud-ouest transporte vers nos régions la chaleur et l’humidité des États du Sud américain. En fait, l’été des indiens se présente lorsqu’un anticyclone s’installe sur l’est des États-Unis et provoque une circulation en provenance du sud qui persiste quelques jours.

Quelle est l’origine de l’expression?

« Il est généralement admis que l’expression tire son origine du fait que les Amérindiens profitaient de cette période pour terminer leurs récoltes, faire leurs provisions et préparer leurs quartiers d’hiver. Comme ils chassaient jusqu’à l’apparition des grands froids, l’arrivée d’une période clémente durant l’automne leur assurait un ravitaillement supplémentaire. Une autre légende veut que ce soit une période dont profitaient les Amérindiens nomades pour quitter les campements d’été vers les campements d’hiver. » (Météomédia)

Quand a-t-il lieu?

Même si cette période n’est pas de nature scientifique, on considère généralement que l’on vit un été des indiens lorsque ces critères sont rassemblés :

  • la période de temps exceptionnellement chaud suit une période de gel;
  • le temps est généralement ensoleillé;
  • il n’y a pas ou peu de précipitations;
  • les vents sont légers, de direction variable;
  • il peut y avoir un peu de brouillard matinal;
  • les températures nocturnes sont près des normales;
  • les températures diurnes sont plus élevées que la normale (environ 4 à 6 degrés de plus);
  • ces conditions doivent se poursuivre pendant au moins 3 jours.

L’été des indiens se produit généralement autour du 10 octobre et dure environ 4 jours; il apparaît un été sur deux à Québec (50 %), et deux étés sur cinq à Montréal (40 %). Statistiquement, il a lieu le plus souvent entre le 6 et le 16 octobre – les plus tardifs se sont déjà fait sentir au début de novembre. Certaines années, plus rares, en comptent même deux. Bref, toutes les années ne bénéficient pas d’un été indien, mais, bien plus qu’une légende, il s’agit vraiment d’une réalité climatique.

En cet automne 2015, les premiers gels, qui se produisent de plus en plus tardivement, ont eu lieu le 10 octobre à Québec et le 12 octobre à Montréal. Par conséquent, cette année, aucun signe d’été des indiens ne s’est montré jusqu’à maintenant. En fait, le dernier été des indiens a eu lieu en 2014 à Québec; pour Montréal, situation exceptionnelle, il remonte à 2008…

Sources : www.meteomedia.com et www.meteo.org

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *