Missionnaire au pays des Anishnabek 3

Amitibi

AnishnabekPour la sixième année de suite, une quarantaine d’ados provenant des écoles secondaires de Granby et de Farnham (800 km) sont venus vivre l’expérience « Amitibi » qui consiste à vivre la fin de semaine dans les trois communautés algonquines francophones de l’Abitibi. Cette année, la communauté du Lac Simon s’est beaucoup impliquée en les accueillant gratuitement pour deux nuitées et trois repas dans le gymnase de l’École Amik-Wiche. La soirée du vendredi soir, animée par des jeunes du Lac Simon, fut particulièrement appréciée!

Longue vie à ce beau projet!

Délégation devant le Lac Simon

Kateri 1Une tradition renaît au Grand Lac Victoria (Kitcisakik): les jours de Kateri. S’étant rendue aux célébrations de Rome pour la canonisation de Kateri, Monique Papatie était tout feu tout flammes pour organiser cette rencontre de prières. Ça faisait plus de 15 ans que ce pèlerinage annuel n’avait pas eu lieu. Les défis logistiques étaient grands : transporter en canots à moteur, loger et nourrir quatre-vingt personnes dans 29 cabanes pas tout à fait en ordre et fournir à chacun bois, eau et lits de camp. Vous vous rappelez qu’il n’y a ni eau courante ni électricité au Grand Lac! Une chance qu’une petite famille de Farnham (le mari n’est pas sur la photo) est venue prêter main fortes pour les préparatifs, sinon nous n’aurions pas réussi à accueillir tout ce beau monde.

Kateri 2L’animation a eu lieu dans la petite chapelle érigée en 1848. Quelle ferveur! Les prières et les chants en algonquin sont montés directement vers le ciel. Grâce à une génératrice, nous avons pu voir le documentaire sur Kateri présenté lors de la canonisation de la sainte amérindienne. Des témoignages de guérison de quelques participants ont aussi ému l’assemblée. Une procession aux flambeaux, une messe, un « chemin de vie » composé de 10 stations de la vie de Kateri et une prière traditionnelle au lever du soleil figuraient à la programmation. Il faut ajouter aussi ajouter une soirée du jeu de cartes « 45 » et une soirée de danse au programme pour renouveler les liens fraternels. Parmi les pèlerins, il y avait des catholiques de droite, de gauche, des traditionalistes et des Pentecôtistes. Le miracle de la fin de semaine a été de permettre un rapprochement entre tous ces gens qui avaient, jusque là, de la difficulté à s’accueillir sans jugement. Sainte Kateri a rassemblé les gens! Étant donné que la majorité des participants étaient nés sur cette presqu’île, ce fut une grande joie de se retrouver et de revivre dans ce lieu plein de souvenirs. On s’est donné rendez-vous pour l’an prochain! Y serez-vous? Une délégation de Val d’Or et de Malartic se sont joints au groupe pour une journée.

Sœur Renelle, missionnaire émerveillée

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