Les missions du diocèse de Baie-Comeau

Évêque responsable des missions du Nord :
Mgr Jean-Pierre Blais, évêque du diocèse de Baie-Comeau

MISSIONS EN MILIEU AUTOCHTONE

Nutashkuan (Mission Notre-Dame-des-Indiens)

La communauté innue de Nutashkuan se trouve à 336 kilomètres à l’est de Sept-Îles et couvre une superficie de 20,63 hectares. Le territoire est enclavé dans celui de la municipalité et est accessible par la route 138. « Nutashkuan » signifie en Innu-aimun « là où l’on a pris l’ours noir » ou « il fait la chasse à l’ours ».

Actuellement, la personne qui est responsable de la mission Notre-Dame-des-Indiens de Nutashkuan est le père Gérard Tsatselam, oblat de Marie-Immaculée. Cette communauté innue compte environ 900 habitants. L’actuelle église de la communauté a été bâtie en 1961, par les Innus eux-mêmes, bénévolement (Aude Maltais-Landry, p. 46). Mentionnons que les communautés de Nutashkuan et de Natashquan, situées à quelques kilomètres l’une de l’autre, possèdent leur église respective.

On compte environ 20 entreprises dans la communauté : des services tels que le magasin communautaire, les arts et l’artisanat, matériel de camping, taxi, l’équipement lourd, le traiteur, les services sanitaires et de la pêche commerciale. Les arts, l’artisanat, le piégeage, le tourisme, la construction, les transports, les pourvoiries et la pêche commerciale sont les principales activités économiques. Il est intéressant de noter que le conseil de bande est titulaire d’une licence de pêche du crabe. (Institut Tshakapesh)

Pour aller plus loin

Article portant notamment sur le père Gérard Tsatselam
Page Facebook de la mission
Photos de l’église de la mission Notre-Dame-des-Indiens

> Cette mission est actuellement soutenue par Mission chez nous.

Mingan (Communauté innue de St-Georges)

Carte Saint-Georges de Mingan

Mingan, aussi appelée Ekuanitshit, est une réserve amérindienne innue située dans le diocèse de Baie-Comeau à 45 minutes de Havre-St-Pierre. Le responsable de la mission Saint-Georges est le père Ali Nnaemeka, o.m.i..

La chapelle construite par le père Babel, o.m.i., en 1851 fut embellie par le père Arnauld, o.m.i.. L’église actuelle fut construite en 1918-1919 par John Maloney, le Jack Monoloy de la chanson de Gilles Vigneault, à la demande du père Petel, o.j.m.. En 1971-1972, sous l’inspiration de père Delauney, o.m.i., la réfection de l’église en adoptant des éléments issus des cultures autochtones a été faite bénévolement à l’aide de toute la communauté chrétienne de Mingan.

« Les Innus ont depuis toujours fréquenté la région de Mingan pour le repos, la chasse au loup-marin ou pour regagner les territoires de chasse de certains clans familiaux. Plus récemment, Ekuanitshit constituait un relais important pour le grand rassemblement de la mission d’été de Musquaro, entre Natashquan et La Romaine. La communauté de Ekuanitshit (Mingan) fut fondée en 1963 après plusieurs années de négociations avec le gouvernement fédéral ». (site web de la communauté)

Pour aller plus loin

Article sur l’église de la mission
Page Facebook de la mission
https://www.ekuanitshit.com

> Cette mission est actuellement soutenue par Mission chez nous.

Pessamit (Mission Notre-Dame)

La mission Notre-Dame, située à Pessamit (aussi appelée Betsiamites), a été fondée en 1977. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Gérard Boudreault, o.m.i..

Sise en bordure du fleuve Saint-Laurent, à l’embouchure de la rivière Bersimis (Betsiamites), Pessamit se trouve à 46 km au sud-ouest de Baie-Comeau. Pessamit, qui signifie « lieu où il y a des lamproies », est une grande réserve indienne peuplée par des Innus (également appelés Montagnais).

Berceau de plusieurs groupes populaires, elle est une communauté active sur le plan culturel, surtout en ce qui concerne la langue, l’innu-aimun, qui est parlée par une grande majorité de sa population. On y dénombre 2 420 habitants, en majorité des Innus.

Pour aller plus loin

Suivre la mission Notre-Dame sur Facebook.
Tradition du Jour de l’an à Pessamit
www.pessamit.ca

> Cette mission est actuellement soutenue par Mission chez nous.

La Romaine (Mission Marie-Reine-des-Indiens)

La mission Marie-Reine-des-Indiens, située à La Romaine, a été fondée en 1956. Actuellement, l’équipe pastorale est composée de sœur Armande Dumas, c.n.d., et du père Gérard Tsatselam, oblat de Marie-Immaculée.

La Romaine, située près de l’embouchure de la rivière Olomane, comprend une petite population de langue française et une grande réserve d’Innus qu’on appelle Unamen Shipu. L’appellation La Romaine dérive du vocable innu olomane ou oromane, signifiant « ocre rouge », ce qui fait allusion à la couleur rougeâtre des eaux de ruissellement du printemps. (Site tourisme Basse-Côte-Nord)

La Romaine est située à environ 400 kilomètres à l’est de Sept-Îles, où se côtoient un millier d’Innus (Montagnais), une centaine de non-autochtones et quelques familles d’amérindiens malécites. À La Romaine, comme partout en Basse-Côte-Nord, la motoneige est le moyen de transport par excellence pour se déplacer en saison hivernale, car il n’y a pas de routes. Seuls l’avion, ou le bateau en été, permettent de s’y rendre, à partir de Natashquan ou du Labrador. Contrairement aux Innus, la population blanche est en décroissance. (Wikipédia)

Pour aller plus loin
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Romaine_(réserve_indienne)

> Cette mission est actuellement soutenue par Mission chez nous.

Pakua Shipi (Mission Notre-Dame de la Merci)

La mission Notre-Dame-de-la-Merci, située à Pakua Shipi (près du village de Saint-Augustin), a été fondée en 1946. Actuellement, les personnes responsables de la mission sont le père Gérard Tsatselam, oblat de Marie-Immaculée et M. Gilles Monger, diacre. Un groupe de paroissiens assure la gestion de la paroisse.

Pakua Shipi est une communauté innue située en face du village de Saint-Augustin sur la rive ouest de la rivière Saint-Augustin. Elle se trouve au nord-est de Natashquan et à 550 km au nord-est de Sept-Îles. Le nom Pakua Shipi dérive d’un terme innu signifiant « rivière de sable », une description appropriée des bancs de sable qui surgissent inopinément à marée basse à l’embouchure de la rivière. Jusqu’à récemment, les Innus nomades se déplaçaient traditionnellement le long de la rivière Saint-Augustin vers l’intérieur des terres pour pêcher, chasser ou piéger le saumon, la truite et les animaux à fourrure qui y foisonnent.

Les gens parlent encore innu entre eux. La majorité parle aussi français et quelques-uns des plus vieux résidants parlent anglais. La langue maternelle et langue d’usage à la maison est l’innu-aimun (montagnais) dans une proportion de près de 95 %, tandis que le français est connu par environ 38 % des gens. La population de Pakua Shipi est de 300 habitants environ. (Sites tourisme Basse-Côte-Nord et Wikipédia)

Pour aller plus loin
fr.wikipedia.org/wiki/Pakuashipi

> Cette mission est actuellement soutenue par Mission chez nous.

Matimekush-Lac John (Paroisse Notre-Dame-des-Indiens)

La paroisse Notre-Dame-des-Indiens, située à Matimekosh, a été fondée en 1955. Actuellement, la personne responsable de la mission est le père Nnaemeka Ali, o.m.i..

Matimekosh, qui signifie « petite truite » est une réserve amérindienne innue située à proximité de Shefferville, municipalité située à 510 km au nord de Sept-Îles, à la frontière du Québec et du Labrador. Elle est sise près du lac Pearce et fait une superficie de 68 hectares. La population y est de 528 habitants. Il est à noter que la communauté innue se divise en deux: Matimekosh et Lac John. La population des deux endroits s’élève à 700 autochtones et 100 allochtones. L’école se dresse au centre de la communauté et à 0,75 km de la résidence des enseignants.

Bien que le nomadisme n’existe plus comme tel, plusieurs familles se rendent de temps à autre sur leurs territoires de chasse afin d’y pratiquer leur mode de vie traditionnelle. Cela se produit de façon plus marquée durant la migration des caribous à la fin de septembre et au retour des outardes le printemps, soit au début du mois de mai. Le calendrier scolaire est d’ailleurs adapté à cette situation, ce qui permet de rendre la chose possible sans pour autant favoriser l’absentéisme. La langue innue, l’innu-aimun, est encore très présente et vigoureuse dans cette communauté. Des efforts considérables sont déployés par les parents, l’école et les organismes concernés afin qu’il en soit ainsi.

Pour aller plus loin

Page Facebook de la mission

> Cette mission est actuellement soutenue par Mission chez nous.

Mani-utenam (Mission Notre-Dame-du-Cap) et Uashat (Mission Kateri Tekakwitha)

La mission Kateri Tekakwhita, située à Maliotenam, a été fondée en 1949. Actuellement, la personne qui est responsable de la mission est le père Alfred Ravelomampisandraibe, oblat de Marie-Immaculée.

Maliotenam, ou Mani-Utenam en innu-aimun, qui signifie « ville de Marie » est une réserve autochtone innue située dans la MRC des Sept-Rivières, à 16 km à l’est de Sept-Îles. Elle a le même conseil de bande que la réserve indienne d’Uashat. Bien que 16 km séparent les deux communautés, elles sont regroupées sous un même Conseil formant ainsi une seule bande.

Longtemps avant l’instauration des réserves, la majorité des Innus de la région occupaient le territoire d’Uashat et quelques familles s’établirent à l’ancien Village de Moisie, près de la rivière Moisie. À la suite de la création de Mani-Utenam en 1949, le gouvernement fédéral prévoyait que tous les Innus d’Uashat déménageraient dans cette nouvelle réserve, ce qui ne fut pas le cas. Certains décidèrent de s’y installer alors que d’autres luttèrent afin de demeurer sur les terres qui leur ont été reconnues en 1906. Ce n’est que beaucoup plus tard, soit en 1966, qu’Uashat a été intégré dans le plan d’aménagement de la Ville de Sept-Îles.

Chaque été, le Festival innu Nikamu a lieu le premier jeudi du mois d’août. Le très populaire duo Kashtin vient de Mani-Utenam. La population y est de 1136 habitants.

La pêche au saumon, la chasse à l’outarde, au caribou, la trappe d’animaux à fourrure et le piégeage pour le castor sont des activités traditionnelles qui se pratiquent encore à l’intérieur des terres. Pour beaucoup d’Innus encore, visiter le territoire quelques fois par année est vital. Malgré certaines contraintes qu’impose le mode de vie contemporain, les pratiques traditionnelles demeurent des activités importantes pour la préservation de la culture.

Pour aller plus loin

Page Facebook de la mission
Site web des communautés catholiques de Sept-Îles
www.nametauinnu.ca/fr/culture/nation

> Ces missions sont actuellement soutenues par Mission chez nous.